Exhibition sur le net et en réel
Olivia et Sergio sont un couple libertin à leur manière. Les deux coquins de 34 et 35 ans ne rencontrent pas d’autres couples échangistes, non, pas plus que des hommes seuls. Depuis cinq ans maintenant, le couple s’adonne à l’exhibitionnisme, aussi bien sur le net que dans le réel.
Vous définiriez-vous comme un couple libertin ?
Sergio – Absolument ! Nous ne pratiquons pas l’échangisme, mais nous sommes libres dans nos têtes, et nous n’hésitons pas à vivre nos fantasmes à fond. Et notre plaisir : c’est l’exhibition.
Olivia – C’est sûr que des couples échangistes diraient que nous sommes de faux libertins, mais nous, on assume à la fois nos fantasmes et nos limites. Et je peux vous dire que ça peut être extrêmement chaud et osé de débarquer dans un sex-shop et de baiser dans la cabine d’essayage avec le rideau ouvert.
Comment avez-vous commencé à vous exhiber ?
Olivia – Tout a commencé à l’anniversaire de Sergio, ses trente ans. Je voulais lui offrir des jouets érotiques et nous sommes entrés dans un sexshop de Pigalle pour voir ce qu’ils avaient. Quand je suis entrée dans ma tenue sexy – je porte toujours des choses affriolantes – tous les regards se sont dirigés vers moi. S’en est suivi une séance d’exhib hallucinante où j’ai fini en me masturbant entre deux présentoirs de DVD, tout en suçant mon chéri.
Sergio – Ce jour-là, on a vécu une expérience terrible, très excitante : d’ailleurs le patron du sexshop m’a offert le cockring et des dessous à Olivia. On a tout de suite eu envie de recommencer.
Vous êtes retournés dans le sex-shop ?
Olivia – Non, on aime changer de lieux, créer la surprise. La suite de notre expérience exhib a eu lieu sur le net, sur des sites d’exhibition en webcam.
Sergio – On s’exhibe aussi bien en réel qu’en webcam sur internet. Ce n’est pas du tout la même sensation, mais ça nous excite l’un comme l’autre.
Ça doit être moins flippant en virtuel, non ?
Olivia – C’est là que tu te trompes. C’est ce qu’on craignait, nous aussi, au début : de ne jamais réussir à ressentir ce qu’on avait ressenti pendant l’exhibition du sexshop. Mais dès qu’on a branché la webcam, on a eu plein de voyeurs : d’abord cinq, puis dix… On a fait l’amour devant la caméra, et ce sont plusieurs centaines de gens qui nous reluquaient pendant qu’on baisait. Le pied pour une exhibitionniste comme moi.
Sergio – Le plus chaud, dans nos expériences exhibitionnistes, ça a été avec le vieux mec que tu trouvais mignon…
Olivia – Oui, il était craquant, ce vieux, avec son air de ne pas y toucher. Il a nous demandé si gentiment s’il pouvait nous mater. Il m’a plu tout de suite, alors on lui a proposé de faire exactement ce qu’il voulait. Il demandait de faire des trucs devant la cam, et nous le faisions, à ses ordres.
Sergio – Ce jour-là, on a du faire des positions qu’on ne connaissait même pas avant. C’est aussi à ça que ça sert ! (rires)
Du coup, vous ne vous exhibez plus en réel ?
Olivia – Si ! Fréquemment ! On manquerait plutôt de nouvelles idées de lieux où trouver des voyeurs sans tomber sur des familles et des mômes. On a essayé les parkings, les clairières, nous sommes retournés dans des sexshops, nous nous sommes exhibés dans des cinémas X, et même chez des particuliers.
Sergio – Une fois, un type rencontré sur le net nous a proposé de nous payer pour venir chez lui et baiser devant lui. On lui a dit qu’on ne voulait pas de son fric : qu’il nous paie un restau avant, qu’on aille chez lui et qu’on s’exhibe. Le mec en a eu pour son argent, un vrai peep-show à domicile.
Olivia – Ce qu’on fait fréquemment, c’est de demander aux internautes de nous proposer des défis d’exhibition. L’un d’entre eux fixent une date, un lieu, une heure et tout le monde se retrouve pour nous regarder en train de faire l’amour.
Pas envie de passer à des choses plus concrètes, l’échangisme par exemple ?
Olivia – Franchement, non. On prend déjà notre pied en s’exhibant. D’ailleurs je tiens à préciser que, pendant les exhibes en réel, personne ne me touche à part Sergio. On peut aller très loin – sodomie, éjaculation faciale, etc… – mais on n’échange pas, ce n’est pas notre truc.
Par contre, j’adore quand des hommes qui ont vu nos exhibitions sur le net m’envoient la photo de leur bite. J’en ai plus de 500, maintenant, une vraie collection de zobs à la maison !




